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Bourbaki Panorama Suisse-View 360°

Le tableau circulaire

  • Vers la fin du 18e siècle et au 19e, de nouveaux médias se développent pour reproduire le plus fidèlement possible la réalité. Toutes les techniques et astuces optiques imaginables sont utilisées pour donner au public l’illusion de se trouver au coeur de l’action : au milieu de la bataille, combattant avec les grands héros, témoin de la crucifixion du Christ, alpiniste téméraire à la cime d’un prestigieux sommet, oiseau tournoyant au dessus de la remarquable architecture de la ville. Très populaire, l’envie de voir se transforme peu à peu en véritable passion. Eidophusikon, stereoptikon, cyclorama, panorama de salon, cosmorama, grand panorama sont les sensations d’avant le cinéma. Elles animent les kermesses ou – comme c’est le cas pour le panorama Bourbaki de Lucerne – sont conçues comme des palais modernes de loisirs et d’amusement, incontournables dans l’espace public.
  • En 1787, le peintre irlandais Robert Baker fait breveter à Londres une invention qui sera connue rapidement sous le nom de «Panorama». Son invention était une peinture circulaire naturaliste dont la taille est si gigantesque qu’elle absorbe l’observateur dans la scène représentée. A partir des années 1930, les panoramas sont souvent complétés par un faux-terrain, un décor en trois dimensions avec personnages et accessoires placés devant le tableau. La dimension standard d’un tableau panoramique est de 112 mètres sur 10. Les sujets les plus représentés sont les villes et les paysages, les batailles historiques sur terre et sur mer ainsi que la passion du Christ. L’apparition et le succès des grands panoramas sont étroitement liés à la croissance spectaculaire des villes. Mais le panorama est rentable à la seule condition que le public vienne nombreux. De tous les tableaux panoramiques du 19e et du début du 20e siècle, seuls 27 ont pu être conservés. Aujourd’hui, cette forme médiatique connaît un regain d’intérêt. Sur tous les continents, de nouveaux panoramas sont réalisés selon les anciennes techniques ou transposés avec les techniques modernes. A l’époque où le cinéma était encore inexistant, les foules étaient friandes de sensations optiques. Le panorama était l’une d’elles.

  • La guerre franco-allemande de 1870/71 fut souvent représentée dans des peintures panoramiques. Une entreprise belge spécialisée dans l’industrie du panorama remarque bien vite que le passage de l’armée française aux Verrières/NE est un parfait sujet pour un panorama suisse. L’entrepreneur Henneberg et l’architecte Jacques Elysée Goss, tous deux genevois, planifient et construisent la rotonde du panorama à Genève en 1881. L’artiste Edouard Castres en collaboration avec une équipe de peintres réalise cette oeuvre à Genève en l’espace de cinq mois.
  • La dimension originale du tableau correspond à celle du panorama standard usuel à l’époque, soit 14-15 mètres de hauteur et une longueur de 112 mètres. Lors de la construction et de l’agrandissement du garage automobile situé au rez-de-chaussée de la rotonde, le bord supérieur du tableau est amputé de deux mètres en 1926 et de deux mètres supplémentaires en 1949. Sa hauteur actuelle est donc de quelque 10 mètres. Le grondement des canons au loin, le hennissement des chevaux et d’autres bruits encore forment une coulisse sonore captivante, sans compter l’animation audio où l’on entend le pasteur Jean Clerc raconter à sa fille ses souvenirs d’enfant de l’internement de l’armée Bourbaki. ​
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